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Comment fabriquons-nous les hosties ? |
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Blanches ou dorées, les hosties sont toutes exclusivement constituées d'eau et de farine, suivant les normes ecclésiastiques. Cette différence d'apparence sera uniquement liée à la quantité d'eau par mesure de farine, au temps de repos de la pâte et à la température de cuisson. Cette pâte est ensuite amenée à ce qui ressemble à un grand gaufrier pour y être cuite en de grandes plaques. Les plaques ainsi obtenues sont entreposées dans des caisses. Du fait du climat, trop contrasté, on ne peut cuire toute l'année. Il faut donc constituer des réserves. Pour pouvoir être travaillées, les plaques, sèches et cassantes, doivent être humidifiées. Pour cela, elles sont triées suivant leur qualité et étendues sur des chariots. Les plus belles sont ainsi isolées pour confectionner les hosties de grand diamètre. Après une nuit dans l'humidificateur, les plaques sont souples et gorgées d'humidité. Elles peuvent donc être coupées sans se briser. Pour cela, elles sont empilées et coupées au moyen de couteaux rotatifs, automatiques ou semi-automatiques. Les hosties les plus grandes sont coupées entièrement à la main. Les hosties doivent ensuite sécher sans se voiler. Une fois sèches, elles sont triées manuellement et conditionnées selon leur taille et leur diamètre. Chaque client verra ensuite sa commande préparée et emballée, puis expédiée. Il peut, s'il le désire, effectuer une grosse commande qui lui sera livrée tout au long de l'année, au rythme qu'il souhaite. |
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Le travail dans la vie cistercienne |
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« Ils seront vraiment moines lorsqu'ils vivront du travail de leurs mains. » Règle de Saint Benoît. Le travail manuel fait partie intégrante de la vie monastique. Il est notre unique source de revenu. Par le travail, nous rejoignons l'humanité dans ce qu'elle a de plus noble et de plus austère. Il nous permet de mieux comprendre la fatigue et de communier aux soucis des hommes de notre temps. Autrefois essentiellement agricole, le travail se diversifie et se tourne vers des activités de type artisanal ou industriel. Nous veillons à ce que le travail de nos mains nous permette de retrouver la liberté nécessaire pour que l'âme reste en union avec le Créateur. Il devient ainsi prière pour le monde. La fabrication des hosties est notre principale activité et notre source de revenus. Crée le 30 mai 1909, elle n'a jamais cessé de fonctionner, et d'année en année de se moderniser et de se soumettre aux exigences de notre monde moderne, tant en ce qui concerne les normes alimentaires que celles de la sécurité. De la farine, de l'eau, le travail de chacune fait dans l'amour, la paix et la joie, le labeur de la communauté tout entière, tout cela forme l'hostie, qui passe dans les mains du Prêtre qui la consacre, et elle devient le Corps du Christ. |
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Lors de la Cène, Jésus a consacré du pain, pour laisser aux hommes son Corps dans le mystère de l'Eucharistie. Ceci ayant eut lieu selon les évangiles synoptiques pendant la Pâque juive, ç'aurait été du pain azyme, non levé. Saint Jean place son récit avant cette fête, et dans ce cas le pain aurait été fermenté. Mais là n'est pas le plus important, et les premières communautés se servaient indifféremment de pain azyme ou fermenté : tout dépendait des facilités d'approvisionnement. Il n'y eut de choix qu'à partir du VIe ou du VIIe siècle : l'Orient se prononça pour le pain fermenté, et l'Occident pour le pain azyme. Le concile de Florence déclara les deux coutumes légitimes, et les institua règles pour chacune des deux régions. Cette différence demeure encore. L'introduction spécifique des hosties est assez tardive : jusqu'au IXe siècle, les fidèles offraient le pain et le vin qu'ils avaient apportés, et le prêtre prélevait juste la quantité nécessaire poir la consécration. Le pain restant était distribué ensuite en signe de partage. A partir du IXe siècle, le mode de vie changeait, et certains fidèles préfèraient offrir de l'argent que du pain. Par ailleurs, avec le régime féodal, les églises avaient reçu des terres leur assurant une relative indépendance dans le culte en leur fournissant la farine nécessaire. D'autre part, un souci liturgique s'est dégagé : uniformiser les offrandes et éviter d'avoir à rompre du pain, ce qui amenait toujours à la multiplication des parcelles. De petits pains indivduels furent préparés, au nom d'hosties (ce qui signifie étymologiquement "victime"). Dans ce même souci liturgique, on réserva au prêtre une hostie plus grande, afin de conserver le rite de fraction du pain tel que le Christ l'avait fait. Une taille plus importante a de plus l'avantage pastoral d'être plus visible lors de l'élévation.  Pour autant, on retrouve dès le VIe siècle des moules de pierre servant à la confection spécifique de pains d'autel. Ils comportent des inscriptions gravées, qui imprimeront sur les pains des croix, l'alpha et l'omega ou d'autres inscriptions soulignant la nature du pain consacré : le Corps du Christ. Jusqu'au XIV siècle, cette tâche fut exclusivement réservée aux clercs et aux religieux. Progressivement, des religieuses (semi-contemplatives puis contemplatives) assumèrent ce service, et cela devint de règle à partir du XVIIe. La fréquence des communions augmentant, et le nombre de religieuses s'y adonnant diminuant, les techniques de production évoluèrent, mais le climat de prière qui accompagne la fabrication demeure. |
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