|
La communauté aujourd'hui |
|
|
|
 | « Notre-Dame de Bon-Secours » : tel est le nom de notre monastère cistercien planté au cœur de la Provence face au Mont Ventoux. A quelques kilomètres d'Avignon, nous habitons une solide demeure traditionnelle que nos voisins ont baptisée « le château » à cause de la tour en pierre qui émerge des grands pins. A découvrir les jours de Mistral lorsque le ciel n'en peut plus d'être bleu et que les cigales crient à tue-tête leur éphémère joie de vivre. |
Notre communauté a un caractère international : sur 18 moniales, une est polonaise, une vénézuélienne, une anglaise … Les françaises, encore majoritaires, viennent des quatre coins de l'hexagone, et même d'Allemagne ! Un vrai miracle de vivre sous le même toit au coude à coude ! Nous sommes ouvertes, marquées par l'écoute de la Parole de Dieu et la fidélité à la liturgie, un peu non conformistes, en un mot « nature ». Conscientes d'être inutiles aux yeux de beaucoup dans un monde marqué par l'efficacité et la rentabilité, notre bonheur plonge ses racines dans un AMOUR GRATUIT : L'amour ne veut pas d'autre cause, pas d'autre fruit que lui-même. Son vrai fruit, c'est d'être. J'aime parce que j'aime, j'aime pour aimer.
Saint Bernard
|
|
|
Notre Dame de Bon Secours |
|
|
|
|
| | Ô toi, qui que tu sois, qui te rends compte que, dans ce flux du monde, tu vas à la dérive au milieu des cyclônes et des tempêtes, plutôt que tu n'avances sur la terre ferme, ne quitte pas des yeux cet Astre resplendissant, si tu ne veux pas sombrer dans la tempête. | | | Quand se lèvent les vents des tentations, si tu vas droit sur les récifs des tribulations, regarde l'Étoile, appelle Marie ! |  | Si tu es le jouet des flots de l'orgueil, de l'ambition, de la médisance, de la jalousie, regarde l'Étoile, appelle Marie ! | | Si la colère ou l'avarice, ou encore la pétulance de la chair secouent la nacelle de ton âme, Jette un regard vers Marie ! | Si, bouleversé par l'énormité de tes crimes, horrifié de la laideur de ta conscience, frémissant d'horreur à la pensée du jugement, tu commences à sombrer dans l'abîme de la tristesse, dans le gouffre du désespoir, Pense à Marie ! | | Dans les périls, dans les angoisses, dans les situations critiques, Pense à Marie, appelle Marie ! Qu'elle ne quitte pas ta bouche, qu'elle ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir l'aide de sa prière, ne cesse pas d'imiter l'exemple de sa vie. | Si tu la suis, tu ne dévies pas; si tu la pries, tu ne désespère pas; si tu penses à elle, tu ne t'égare pas. Tant qu'elle te tient, tu ne tombes pas; tant qu'elle te protège, tu n'as rien à craindre. Avec elle pour guide, tu ne fatigues pas; avec sa faveur, tu touches au port ! | | | Voilà comment tu expérimenteras la justesse de ce mot : «Et le nom de la Vierge était Marie» ! | | | | intention de prière | | |
|
L'histoire de l'abbaye de Blauvac prend ses racines dans la tourmente révolutionnaire. En 1790, l'Assemblée Constituante interdit les vœux religieux. Pressentant une persécution, Dom Augustin de Lestrange fonde un monastère d'hommes dans le canton de Fribourg en Suisse, bientôt rejoint par une communauté de moniales dans le Valais. Mais la Révolution atteint les communautés, qui doivent fuir jusqu'en Russie. En 1800, quelques sœurs rejoignent Darfeld en Rhénanie. En 1802, un petit groupe retourne en Suisse, à la Riedera. En 1816, après la chute de Napoléon, la communauté peut rentrer en France. Ce retour se passe progressivement, chaque groupe de sœurs fondant un monastère. Le dernier groupe s'installe à Vaise, près de Lyon, en 1820. Mais la proximité de la ville nuit au climat de recueillement, et la communauté quitte Vaise pour Maubec en 1834.

Toujours sous le patronage de Notre-Dame de Bon-Secours, la communauté se caractérise par la somme d'épreuves qu'elle traverse et l'énergie qu'elle déploie. Au milieu des difficultés matérielles, les vocations affluent, et les fondations se succèdent : en 1837, quelques sœurs retournent à Vaise à la demande de la population lyonnaise et de son archevêque, en 1852, c'est la fondation de Blagnac, qui deviendra le Rivet en 1939, puis celle de Bonneval en 1875, et enfin celle de Chambarand en 1931.
Pour autant, les difficultés matérielles continuent à se succéder : d'énormes travaux sont nécessaires aux bâtiments, qui sont de plus inadaptés à une communauté plus restreinte, l'économie rurale est mise en difficulté par des épidémies. L'idée d'un transfert commence à pointer. En attendant, la communauté suit le rythme de l'Eglise et du concile Vatican II, les évolutions de l'Ordre. Finalement, déménagement aura lieu en 1991, amenant la communauté à Blauvac, au pied du Ventoux. |
|
LAST_UPDATED2 |
|
|
|