L’accueil, une vertu bénédictine

Au chapitre 53 de sa règle, Saint Benoît écrit :

« Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ ». Ainsi le premier venu qui se présente au monastère incarne le visage du Seigneur. Comment en effet aimer Jésus que nous ne voyons pas si nous n’aimons pas le frère qui frappe à notre porte ?
Dans la grande tradition des peuples du Proche et Moyen Orient, Benoît nous invite à une spiritualité de l’hospitalité : prendre soin de l’autre comme nous prenons soin de Dieu. L’autre, mon prochain, c’est d’abord le faible, le pauvre, celui qui mendie un peu d’attention et de tendresse. Il est le chemin qui nous ouvre à l’amour d’un Dieu sans défense, infiniment vulnérable. « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l’aurez fait à l’un de cs petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
Evangile selon Saint Marc, ch. 25

Situé sur la route de Saint Jacques de Compostelle, notre monastère offre aux pélérins l’eau de la fontaine Saint-Jacques depuis des siècles. Ils y désaltèrent leur corps, se reposent à l’ombre des grands arbres avant de reposer leurs cœurs dans notre chapelle. Par la prière et le cheminement spirituel, nous nous associons à leur marche.

Notre clôture ne constitue pas une barrière pour nous abriter du monde, mais elle délimite une oasis où le voyageur fatigué peut faire halte pour se ressourcer dans le silence, la prière, la rencontre fraternelle au milieu d’une nature accueillante. N’hésitez pas à venir y poser vos bagages … vous avez déjà une place dans notre prière.